Tout savoir sur la résistance iranienne

La résistance des forces démocratiques en Iran contre le régime des mollahs en vue d’instaurer une démocratie pluraliste a démarré en juillet 1981. Elle a été menée par le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI). La même année, le Président du CNRI, Massoud Radjavi, s’envole pour la France et a basé le siège du CNRI en exil à Auvers-sur-Oise dans le nord de Paris. Ainsi, près de 40 ans après, la résistance iranienne continue toujours.

Une femme à la tête du CNRI

Lors d’une session en 1993, le CNRI, formé d’une coalition de plusieurs organisations de l’opposition iranienne, a élu Maryam Radjavi comme sa présidente. Elle est l’épouse de Massoud Radjavi, un des fondateurs et dirigeants de l’Organisation des moudjahidin du Peuple iranien (OMPI).

Maryam Radjavi est élue présidente de la République pour la période de transfert du pouvoir au peuple iranien. Pour ce régime en exil en France, la présidente a apporté des changements. Ainsi, elle a voulu se placer comme un défi politique, social, culturel et idéologique pour les mollahs au pouvoir en Iran.

En guise d’exemples sont les principaux faits qui suivent :

  • Plus de la moitié des membres du CNRI sont des femmes, où elles occupent diverses positions politiques, diplomatiques, sociales et culturelles dans la Résistance ;
  • Après son élection, elle a délégué toutes ses précédentes responsabilités au sein de l’OMPI à un Conseil de direction composé uniquement de femmes ;
  • Avec ses directives, des femmes iraniennes ont remporté des victoires remarquables pour la Résistance dans certaines batailles juridiques et politiques ;
  • Elle a présenté un plan en 10 points pour un Iran libre et non nucléaire où la peine de mort est abolie ;
  • Elle a également présenté un plan de 10 points sur les droits des femmes et leurs libertés pour le futur Iran.

Une résistance pour la défense des Iraniennes

Maryam Radjavi a fait de nombreux discours sur ce que devrait être le véritable message de l’islam basé sur la tolérance et la démocratie. Évidemment, c’est en contradiction totale avec l’interprétation réactionnaire et intégriste des mollahs d’Iran. Pour elle, la véritable contradiction entre les deux conceptions porte sur le statut des femmes. Dans un ouvrage récent, Radjavi livre dans « Les femmes iraniennes contre l’intégrisme », sa volonté de combattre les mollahs iraniens et pour l’instauration de l’égalité des sexes, sans oublier de défendre l’égalité devant la loi.

 

Elle ne cesse de mener un combat politique basé sur des valeurs universelles. Elle s’oppose ouvertement au caractère discriminatoire de la législation en vigueur en Iran par des actions pour défendre le droit de vote des femmes iran. Enfin, elle milite farouchement pour le droit des femmes à exercer, à égalité avec les hommes, le leadership dans la vie politique et civile avec une participation égale à la direction politique.