Régime obligatoire et mutuelle : quelle assurance maladie pour les femmes du bâtiment ?

Vous exercez une activité de dirigeante, conjointe collaboratrice ou salariée dans le BTP ? Selon votre statut, vous ne disposez pas de la même protection sociale en cas de pathologie, accident, grossesse et maternité. Pour vous soigner correctement sans mettre à mal vos finances, il est important de bénéficier d’une bonne couverture santé. Régime obligatoire, mutuelle complémentaire : on répond à vos questions sur l’assurance maladie des femmes du bâtiment.

Quel est mon régime obligatoire d’assurance maladie en tant que femme du bâtiment ?

Vous dépendez du régime général de la Sécurité sociale pour votre couverture santé-maternité si vous possédez un statut de salariée du BTP. Trois situations sont possibles :

  • salariée dans le privé : vous êtes ouvrière, Etam (employée, technicienne, agent de maîtrise) ou cadre dans une entreprise du bâtiment.
  • conjointe salariée : vous exercez une activité à temps plein ou partiel dans la société de votre conjoint. Vous devez justifier d’un contrat de travail (CDI ou CDD) et percevoir une rémunération en rapport avec vos qualifications et au moins équivalente au SMIC.
  • assimilée salariée : vous êtes directrice générale ou présidente d’une SA, SAS ou SASU, gérante non associée d’une EURL, gérante minoritaire ou égalitaire d’une SARL (vous détenez au maximum la moitié des parts sociales).

En revanche, vous êtes affiliée à la Sécurité sociale pour les indépendants (qui remplace le RSI supprimé en 2018) lorsque vous avez un statut de travailleuse non-salariée (TNS). C’est le cas si vous êtes :

  • entrepreneure individuelle (micro-entreprise ou EIRL) ;
  • gérante majoritaire d’une SARL ou SELARL (vous possédez plus de 50 % du capital social) ;
  • gérante associée d’une EURL ;
  • conjointe associée : vous détenez des parts dans la société de votre conjoint (SARL, SNC, SELARL ou SAS) et y exercez votre activité principale.

Dernière possibilité : vous êtes mariée ou pacsée avec un entrepreneur individuel ou gérant majoritaire d’une société (EURL, SARL ou SELARL) pour lequel vous travaillez régulièrement. Dans ce cas, vous pouvez bénéficier du statut de conjointe collaboratrice, à condition de ne pas être rémunérée ni associée. Vous relevez alors du même régime d’assurance maladie que votre conjoint.

Dois-je souscrire une assurance santé complémentaire ?

Quel que soit votre statut social, il est indispensable de pouvoir compter sur une mutuelle pour compléter les prestations de base de la Sécurité sociale. En effet, vos dépenses de santé ne sont pas toujours intégralement remboursées par le régime obligatoire. Pour certaines spécialités, comme l’optique et les soins dentaires, le reste à charge peut représenter des sommes importantes. De même, les honoraires pratiqués par certains médecins et les frais de séjour à l’hôpital dépassent souvent les plafonds de remboursement.

En tant que salariée, vous devez impérativement adhérer à la complémentaire santé collective de votre employeur, y compris s’il s’agit de votre conjoint. Avec un statut de conjointe collaboratrice, vous êtes ayant droit de la mutuelle de votre époux ou partenaire de Pacs.

Si vous êtes affiliée à la Sécurité sociale des indépendants, vous cotisez moins que les salariés et bénéficiez en contrepartie d’une protection sociale plus limitée. Il est donc vivement conseillé de souscrire une complémentaire santé individuelle, telle que le contrat BATISANTÉ Major proposé par SMAVie. Plusieurs niveaux de garanties sont disponibles pour couvrir l’ensemble de vos frais médicaux, pharmaceutiques et chirurgicaux. En outre, la loi Madelin vous donne droit à des réductions fiscales : les cotisations versées sont déductibles de votre revenu ou bénéfice imposable.

Pour plus d’informations sur l’assurance maladie des femmes du bâtiment, rendez-vous sur le site Elles Assurent dédié aux professionnelles du BTP : https://www.ellesassurent.fr/statut-femme-salariee-dans-l-entreprise-du-conjoint