La césarienne extrapéritonéale, une césarienne presque indolore

Lors de la réalisation d’autres opérations chirurgicales, le Dr Fauck a réussi à découvrir certains éléments qui pouvaient alléger la souffrance chez le patient. Il a donc décidé de l’appliquer à la césarienne. Sa technique est assez compliquée étant donné qu’elle comprend plusieurs « astuces » ayant toutes le même objectif qui est de réduire les sources de douleurs pour la future maman et lui permettre de retrouver rapidement son autonomie.

Déroulement de l’opération

Contrairement aux procédures lors d’une césarienne classique, la femme qui accouche par césarienne extrapéritonéale n’est pas contrainte de porter une sonde vésicale. L’incision est réalisée, à l’horizontale, très bas dans les poils pubiens. Le chirurgien ouvre verticalement c’est-à-dire, dans le sens des muscles l’aponévrose, cette gaine des muscles, avant d’accéder à l’utérus. Pour ce faire, il n’aura pas à ouvrir la membrane qui tapisse l’abdomen appelé péritoine, mais pousse plutôt la vessie. La dose de l’anesthésiant local est faiblement réduite ce qui permet à la future maman de sentir son bébé lors que le médecin procède à son extraction. Une fois le bébé sorti du ventre de sa maman, le chirurgien procède à la fermeture de l’utérus avec des points de suture. Par contre, toujours pour réduire la douleur, il évite les points de suture pour referme la peau et utilise plutôt de la colle.

Une approche plus « naturelle »

La césarienne extrapéritonéale permet à la future maman de profiter d’un accouchement assez proche du « naturel ». Cela parce qu’elle est invitée à pousser dès que le médecin a fini de faire l’incision de l’utérus. Lorsque les muscles abdominaux se contractent, le bébé sera automatiquement poussé vers la sortie. Ce qui distingue cette technique de la césarienne classique, parce qu’aucune pression sur le ventre n’est indispensable pour pouvoir extraire le bébé du ventre de sa maman. Ce qui fait que, lors d’une césarienne extrapéritonéale, la naissance se rapproche plus de l’accouchement par voie basse. Elle est moins invasive. Par ailleurs, comme pour un accouchement classique, l’équipe médicale place le bébé sur la poitrine de sa maman dès sa sortie.

Les avantages d’une césarienne extrapéritonéale

Au lieu de considérer ce nouveau procédé comme une technique, le DR Fauck le désigne comme étant une « philosophie de la naissance ». L’objectif premier de la césarienne extrapéritonéale est de respecter la future maman tout en veillant à ce qu’elle puisse retrouver rapidement son autonomie. En effet, les avantages offerts par la césarienne extrapéritonéale sont nombreux. Les femmes qui accouchement par césarienne extrapéritonéale ressentent moins de douleurs. Il s’agit du principe même de cette césarienne : incision latérale, usage de la colle au lieu d’un fil et l’absence d’ouverture de la cavité péritonéale entre autres.

La récupération postopératoire et le retour à l’autonomie sont très rapides, ce qui n’est pas souvent le cas suite à une césarienne classique. Cela parce que la maman pourra immédiatement se lever environ deux heures après l’accouchement, quand l’anesthésiant ne fait plus d’effet. Elle pourra alors uriner sans avoir à porter de sonde urinaire.

Aussi, elle n’aura pas à être confrontée à des complications digestives et pourra manger correctement quelques heures après la naissance de son bébé.

Grâce à l’étanchéité de la colle que le médecin a utilisée pour refermer l’incision sur la peau, la mère pourra prendre une douche dès qu’elle le souhaite. Par ailleurs, elle sortira de la maternité comme après un accouchement par voie basse.

Par ailleurs, une mère qui vient d’accoucher par césarienne extrapéritonéale peut profiter d’un contact rapide avec le bébé. Cela parce que la douleur qu’elle ressent après l’opération est très limitée. Elle pourra ainsi s’occuper de son bébé et lui donner les premiers soins dont il a besoin ou éventuellement l’allaiter. Il faut aussi noter que la montée de lait se fait comme après un accouchement par voie basse, et l’allaitement n’est pas retardé. Pour plus de renseignements consultez le site du Docteur Velemir à Nice : www.drvelemir.fr

Les risques et inconvénients d’une césarienne extrapéritonéale

Les risques que présente la césarienne extrapéritonéale sont les mêmes que ceux d’une césarienne classique. Comme l’extraction du bébé se fait à travers une incision, la césarienne extrapéritonéale reste donc une opération chirurgicale. Dans ce cas, comme tout accouchement par césarienne, elle présente 3 à 4 fois plus de risques qu’un accouchement naturel notamment un risque d’infection et d’hémorragie. Il y a aussi le risque d’allergie au niveau de l’anesthésie que ce soit pour la mère ou son enfant. Cependant, depuis que l’anesthésie est locale les risques d’allergie ont fortement diminué. Il faut aussi prendre en compte la santé du bébé, car le plus souvent, les bébés par césarienne ont plus de risques d’être asthmatiques que ceux qui passent par le vagin. N’oublions pas le fait que la césarienne extrapéritonéale est très délicate à pratiquer. Pour pouvoir le réaliser, le médecin doit être expérimenté et doit avoir suivi une formation chirurgicale. Pour un apprenti chirurgien, il est primordial d’assister à plusieurs césariennes extrapéritonéales avant de pouvoir la réaliser.